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PME suisses et directives ESG : pourquoi le cadre d'évaluation doit être suisse

Les réglementations internationales en matière de durabilité transforment les exigences imposées aux entreprises en Suisse. Pourtant, les outils d'évaluation les plus répandus ont été conçus ailleurs, pour d'autres marchés, avec d'autres priorités. Mimelis Lab propose un cadre ancré dans la réalité économique et sociale suisse.

PME suisses et directives ESG : pourquoi le cadre d'évaluation doit être suisse

Un contexte réglementaire qui concerne directement les entreprises suisses

La directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD), la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD), le règlement sur la déforestation (RDUE), la loi allemande sur les chaînes d'approvisionnement : ces réglementations ne s'appliquent pas qu'aux entreprises européennes. Elles touchent indirectement les entreprises suisses à travers les exigences de leurs clients, donneurs d'ordre et partenaires commerciaux.

Concrètement, une PME suisse qui fournit un client allemand ou français soumis à la CSRD doit aujourd'hui être en mesure de documenter ses pratiques en matière de durabilité, fournir des données sur sa consommation d'énergie, ses risques environnementaux, sa chaîne d'approvisionnement. Sans cette capacité, elle risque de perdre des marchés.

50 000

entreprises suisses potentiellement affectées de manière indirecte par les réglementations ESG européennes, selon le rapport du Conseil fédéral de novembre 2025.

CSRD

et loi allemande sur les chaînes d'approvisionnement : les deux réglementations qui affectent le plus fréquemment les PME suisses, principalement via les exigences de leur clientèle.

+40 %

des PME suisses ont déjà mis en place des règles en matière de conduite responsable, selon une étude de 2023 sur la mise en œuvre des Principes directeurs de l'OCDE.

Cadres d'évaluation ESG et entreprises suisses

Des cadres d'évaluation conçus ailleurs, pour d'autres réalités

Face à la pression ESG, les entreprises suisses se tournent vers les certifications et outils d'évaluation disponibles. La plupart ont été développés par des organisations étrangères — américaines ou européennes — et déployés à l'échelle mondiale. Les portails officiels suisses les référencent eux-mêmes, faute d'alternative locale équivalente.

Le problème n'est pas que ces outils existent. Le problème est qu'ils appliquent une grille d'analyse unique à des contextes radicalement différents. Une PME genevoise de 15 collaborateurs est évaluée selon les mêmes critères qu'une startup de la Silicon Valley ou un sous-traitant indien. L'ancrage territorial, la contribution à l'économie locale, le savoir-faire spécifique, la relation avec les fournisseurs suisses : ces dimensions sont tout simplement absentes de l'évaluation.

Ces cadres généralistes se concentrent sur des thématiques globales — émissions carbone, gouvernance, impact communautaire au sens large — sans prendre en compte ce qui fait la force du tissu économique suisse : la précision, la transmission du savoir-faire, la qualité de la production locale, l'implication dans le développement régional.

Le résultat : des entreprises suisses qui travaillent de manière responsable depuis des décennies, mais qui peinent à le démontrer dans un cadre pensé pour d'autres marchés. Et des PME qui doivent investir des montants disproportionnés dans des certifications qui ne reflètent pas la réalité de leurs pratiques.

Ce que les cadres d'évaluation généralistes ne mesurent pas

Les certifications internationales couvrent des thématiques importantes — environnement, gouvernance, impact social. Mais elles laissent de côté des dimensions essentielles pour les entreprises et entités actives en Suisse, qu'il s'agisse de PME, de grandes entreprises ou de filiales de groupes internationaux.

Impact national et local

Les certifications internationales ne mesurent pas la contribution d'une entreprise à l'économie suisse : emplois locaux, fournisseurs nationaux, participation au développement régional, soutien aux communautés. Une entreprise peut être certifiée à l'étranger sans que son ancrage territorial soit reconnu.

Savoir-faire et authenticité

La Suisse est reconnue pour la qualité de sa production, la maîtrise technique de ses entreprises et la transmission de compétences entre générations. Aucun cadre d'évaluation généraliste ne mesure la qualité intrinsèque des produits et services, l'innovation, la traçabilité ou la culture d'entreprise.

Proportionnalité pour les PME

La plupart des certifications internationales ont été conçues pour des entreprises de grande taille. Les PME se retrouvent face à des processus lourds, des questionnaires inadaptés à leur structure et des coûts qui représentent une charge significative, sans que le résultat reflète fidèlement leurs pratiques.

Cadre juridique et économique suisse

Le droit du travail suisse, les conventions collectives, les pratiques salariales, le système de formation duale, les obligations légales en matière de durabilité (CO 964j, ODiTr) : ces spécificités influencent directement les pratiques des entreprises et doivent être prises en compte dans l'évaluation.

Fragmentation des démarches

Pour rendre compte de l'ensemble de leurs pratiques, les entreprises doivent aujourd'hui cumuler plusieurs certifications sectorielles, labels thématiques et plateformes de notation. Le rapport du Conseil fédéral relève que les PME sont contraintes de saisir leurs données sur les plateformes de différents fournisseurs privés, ce qui engendre une charge de travail considérable.

Le Conseil fédéral reconnaît le besoin de soutien aux PME en matière d'ESG

Le 5 novembre 2025, le Conseil fédéral a publié un rapport en réponse au postulat 23.4062 Dittli, consacré aux effets des directives ESG internationales sur les PME suisses. Ce rapport, fondé sur une étude de la Haute école spécialisée des Grisons menée auprès de 354 entreprises, confirme plusieurs constats.

Les PME suisses sont majoritairement touchées de manière indirecte par les réglementations ESG : elles n'entrent pas directement dans le champ d'application légal, mais doivent répondre aux exigences croissantes de leurs clients soumis à ces réglementations. Les coûts les plus cités par les PME concernent la collecte de données, l'élaboration de rapports de durabilité et la réalisation d'analyses de risques.

Le rapport relève que l'offre de la Confédération en matière d'ESG cible insuffisamment les PME et reste moins bien coordonnée qu'en Allemagne ou en France. Il note également que les PME peinent à s'orienter dans la multiplicité des instruments disponibles et qu'elles souhaitent davantage de clarté, de soutien opérationnel et d'outils numériques adaptés à leur taille.

Parmi les mesures annoncées par le Conseil fédéral : l'optimisation du portail RSE de la Confédération, la mise à disposition de fiches d'information simplifiées et l'étude d'un accès numérique à la norme volontaire de l'EFRAG pour les PME.

Constats du rapport fédéral

  • Les PME s'attendent à une hausse des frais de personnel et des coûts de prestataires externes liés aux exigences ESG.
  • Les clients commerciaux exercent la plus grande pression en matière de durabilité, avec des demandes d'audits, de certifications et de clauses contractuelles.
  • Nombre de PME ne mesurent pas encore le risque d'être exclues des chaînes de valeur si elles n'anticipent pas la mise en conformité.
  • Les outils en ligne et instruments financiers sont les offres les moins connues des PME, alors qu'elles souhaitent en faire davantage usage.
  • Les PME demandent des outils qui leur permettent de comprendre quelles prescriptions légales les concernent et ce que leurs partenaires commerciaux peuvent exiger d'elles.

Source : Rapport du Conseil fédéral du 5 novembre 2025, donnant suite au postulat 23.4062 Dittli – « Aider les PME suisses à appliquer les directives ESG ». Étude FHGR 2025, 354 entreprises interrogées.

Un cadre d'évaluation conçu pour les entreprises actives en Suisse

Mimelis Lab a été développé pour répondre à un constat simple : les entreprises suisses ont besoin d'un cadre qui reconnaît ce qu'elles font déjà, mesure ce qui compte dans leur contexte et leur donne une lecture structurée de leurs engagements, utilisable face à leurs clients, partenaires et investisseurs.

Dimension d'impact

Impact national et local

Les labels traditionnels comme Swiss Made ou Made in Switzerland indiquent l'origine ou des critères légaux isolés. Les certifications internationales ignorent cette dimension. Mimelis Lab évalue la contribution réelle d'une entreprise à l'économie suisse : emplois, fournisseurs locaux, formation, investissements en Suisse, développement régional. Cette dimension permet à une entreprise de démontrer concrètement son ancrage territorial — un argument de plus en plus recherché par les donneurs d'ordre, les collectivités publiques et les consommateurs.
Impact national et local

Dimension d'impact

Authenticité et savoir-faire

L'économie suisse repose en grande partie sur la qualité de sa production, la maîtrise technique de ses PME et la capacité à transmettre un savoir-faire unique. Aucune certification généraliste ne mesure cet aspect. Mimelis Lab évalue la qualité intrinsèque des produits et services, l'innovation, la traçabilité, la culture d'entreprise et la différenciation de l'offre. Cette évaluation reconnaît ce que beaucoup d'entreprises suisses font naturellement, sans pouvoir le formaliser dans un cadre reconnu.
Authenticité et savoir-faire

Gouvernance et éthique

Alignement stratégique, transparence décisionnelle, intégrité et prévention de la corruption. Des critères ajustés à la structure de l'entreprise, qu'il s'agisse d'un indépendant ou d'un groupe multi-entités.

Environnement et chaîne d'approvisionnement

Gestion des ressources, empreinte écologique, traçabilité des fournisseurs, éco-conception. Cette dimension couvre les thématiques les plus demandées par les réglementations européennes auxquelles vos clients sont soumis.

Employés

Bien-être, sécurité, rémunération, formation, inclusion. Des critères adaptés au cadre juridique suisse, tenant compte des conventions collectives et du système de formation duale.

Une lecture transversale, pas une certification de plus

Mimelis Lab ne remplace pas les certifications sectorielles ou les normes existantes. Il offre une lecture globale et cohérente de l'ensemble des pratiques d'une entreprise, en intégrant et valorisant les démarches déjà engagées. Les entreprises qui détiennent des certifications ISO, des labels sectoriels ou d'autres reconnaissances voient ces efforts reflétés dans leur profil Mimelis Lab.

De 150 à 250 questions selon la taille et la complexité de l'organisation, adaptées automatiquement au secteur et à la structure de l'entreprise.

Une tarification progressive, adaptée à la taille et au chiffre d'affaires de chaque organisation.

Utilisable comme outil pédagogique interne avant toute publication de résultats.

Profil public transparent avec scores par dimension, consultable par vos partenaires et parties prenantes.

Structurez et valorisez vos engagements dans un cadre adapté à votre entreprise

Que votre entreprise soit une TPE, une PME ou un grand groupe, Mimelis Lab offre un cadre structuré, proportionné et transparent pour formaliser vos pratiques responsables et les rendre lisibles auprès de vos parties prenantes.

Rejoindre le label, c'est aussi participer à construire un référentiel suisse qui reconnaît la réalité de ce que les entreprises en Suisse accomplissent chaque jour en matière de durabilité, de qualité et de responsabilité.

Certification Mimelis Lab pour les entreprises suisses